Le 25 novembre 1942, un accord a été signé entre le commandement des forces aériennes de l'Armée rouge et la direction de la mission militaire du mouvement patriotique "La France combattante" pour former un escadron de chasse français en Union soviétique, qui a ensuite été transformé en légendaire régiment aérien Normandie-Niémen.

Stationnés sur le front germano-soviétique du 25 mars 1943 au 9 mai 1945, l'escadron "Normandie" et plus tard le régiment "Normandie-Neman" ont connu un parcours du combattant glorieux, du saillant de Koursk à Konigsberg. Les pilotes français ont effectué plus de 5 200 sorties, mené 869 combats aériens, abattu 273 et endommagé 50 avions nazis. 96 aviateurs ayant servi dans le régiment ont reçu 112 Ordres de l'Union soviétique, et quatre d'entre eux ont reçu le titre de Héros de l'Union soviétique.
Le gouvernement français a décerné au régiment la Légion d'honneur, l'Ordre de la Libération, la Croix militaire de 1939-1945 et la Médaille militaire. L'unité aérienne "Normandie-Niémen sert" de noyau à la future force aérienne de la France libérée.

Le 20 juin 1945, les pilotes français rentrent chez eux à bord de 41 avions Yak-3, donnés par l'Union soviétique à la France. La création de l'unité d'aviation est devenue un symbole et un exemple frappant de la lutte commune des peuples soviétique et français contre le nazisme.
"NORMANDIE-NIÉMEN: NOUS AVONS COMBATTU DANS LES MÊMES CIEUX"
LA NAISSANCE DE L'ESCADRON
En mars 1942, le Comité national de "la France combattante" fait appel au gouvernement soviétique en lui proposant d'envoyer un groupe de pilotes et de mécaniciens d'avions français en URSS pour participer aux hostilités contre l'Allemagne nazie.

Le 25 novembre 1942, un accord pour la création d'un escadron aérien français en Union soviétique est signé. Fin novembre, des volontaires français (14 pilotes et 58 mécaniciens) arrivent en URSS.
Accord "Sur la participation des unités de l'armée de l'air française aux opérations en Union soviétique" du 25 novembre 1942.
Le document secret a été signé par le lieutenant général Fedor Falaleev, commandant adjoint des forces aériennes de l'Armée rouge, et le général de brigade Ernest Petit, chef de la mission militaire de combat française. Les parties sont convenues d'envoyer un escadron de chasseurs français en URSS pour agir conjointement avec les forces aériennes de l'Armée rouge contre l'ennemi commun.
Ce faisant, le commandement soviétique fournirait à l'unité d'aviation tout le matériel nécessaire et, si nécessaire, du personnel supplémentaire pour assurer "un succès maximal dans les opérations de combat".
Le soutien financier de l'escadron de chasseurs de "Normandie" pour la durée de son déploiement au sein des forces aériennes de l'Armée rouge se fera sur la base des principes suivants : "Les frais engagés par le gouvernement soviétique seront traités comme une avance à rembourser par le gouvernement français après la fin des hostilités ou dès qu'un gouvernement représentant officiellement le peuple français aura été établi"
Accord de soutien financier de l'escadron de "Normandie"
Dans la seconde moitié de novembre 1942, le lieutenant général de l'aviation Fyodor Falaleyev, sur les ordres du commandant en chef suprême Joseph Staline, a tenu plusieurs réunions avec le général de brigade Ernest Petit, chef de la mission militaire du cuirassé français. Les deux parties ont discuté des questions relatives à la possibilité de la présence et de l'utilisation de l'escadron de chasseurs "la France combattante" dans les forces aériennes de l'Armée rouge.
Le document présente l'ensemble du processus de formation de l'unité aérienne française. Il note que le nom de l'escadron puis du régiment n'a pas été choisi par hasard - "en l'honneur de la province française de Normandie, qui a souffert plus que les autres provinces françaises de la mauvaise gestion des Allemands". "En octobre et novembre 1942, l'escadron est déplacé en Union soviétique et le 2 décembre 1942, il est entièrement déplacé sur l'aérodrome d'Ivanovo pour se recycler sur le Yak-1 (...).

A cette époque, l'escadron se compose de 15 pilotes et de 42 mécaniciens français. Le 20 mars 1943, l'escadron a reçu 14 Yak-1 et le 22 mars 1943, il s'envole vers un aérodrome de première ligne pour prendre part à des opérations de combat". "En août, à la demande de l'état-major volant et par accord conjoint entre le gouvernement français et le gouvernement soviétique, le personnel d'entretien français (mécaniciens et motoristes) a été remplacé par du personnel d'entretien russe".

"Le 6 novembre 1943, l'escadron arrive pour se reposer, se réapprovisionner et se recycler à l'aérodrome de Tula (Klokovo). En février 1944, un régiment de chasseurs est formé sur la base de l'escadron, composé de trois escadrons de combat et d'un escadron d'entraînement". "Le 20 mai 1944, le régiment avait été réentraîné avec 61 pilotes sur le Yak-9, avait reçu 55 avions Yak-9 et était parti pour le front le 25 mai 1944".
(supplément à l'accord signé le 25 novembre 1942)
Rapport du lieutenant général Fyodor Falaleev, chef d'état-major des forces aériennes de l'Armée rouge
26 novembre 1942
Ils ont convenu "de transporter dans les prochains jours du personnel de Téhéran à Ivanovo sur des Douglases, où l'escadron sera formé".
En outre, un certain nombre d'autres questions ont été résolues, y compris celles de nature militaire et technique : "Le capitaine Mirles, membre de la mission militaire, grand spécialiste des dégivreurs, a proposé de faire don à l'armée de l'air de l'Armée rouge d'un certain nombre de ses inventions et nouveautés empruntées à l'armée de l'air britannique".
Extrait de la fiche historique du 1er Régiment indépendant d'aviation de chasse Normandie-Niémen
COMBAT ET FORMATION AU VOL DE L'ESCADRON
Calendrier des séances d'entraînement des pilotes et du personnel de maintenance de l'escadrille "Normandie"
Les pilotes français étudiaient le russe au quotidien. En outre, une formation physique et aux armes à feu leur était constamment dispensée. Parmi les disciplines d'entraînement spécial figurant sur ce calendrier, on peut citer : "Forme de l'avion Yak-1", "Conception de l'avion Yak-1", "Fonctionnement et réparation de l'avion", "Fonctionnement et réparation du moteur", et "Terminologie technique".
Toute la formation au vol et au combat du personnel est assurée par les commandants adjoints de l'escadron, le Major Jean-Louis Tulian et le Capitaine Albert Litolph, ainsi que par le Capitaine Pavel Druzenkov, instructeur de pilotes soviétiques. Le rapport indique que "le capitaine Druzenkov, pilote-instructeur, évalue les vols des pilotes français comme bons pour le major Tulian et le capitaine Litolph et tout à fait satisfaisants pour les autres pilotes. Il pense qu'après des vols d'entraînement sur le Yak-7, leur maîtrise de la machine de combat Yak-1 sera réussie".

Ce document décrit les résultats de la formation des pilotes dans toutes les disciplines. Pour chaque pilote, le nombre total d'heures de vol sur avion soviétique est présenté. En moyenne, au 15 janvier 1943, on compte plus de 770 heures de vol par pilote français. Le commandant Jean-Louis Tulian et le capitaine Albert Litolph sont ceux qui ont le plus volé (respectivement 1 865 et 1 920 heures de vol).

Le rapport comprend également une liste du personnel navigant, qui comprend un pilote français d'origine russe, le lieutenant principal Andrey Poznanskiy. Il est né en Autriche dans une famille d'immigrants russes qui s'est ensuite installée en France. Il a pris part à des batailles en Égypte sur un Hurricane anglais. Lorsqu'ils ont commencé à recruter des pilotes pour les envoyer en Union soviétique, il s'est immédiatement inscrit comme volontaire. Andrey Poznanskiy a été parmi les premiers pilotes de "Normandie" à mourir.
Rapport de situation des escadrons aériens de "Normandie"
Le général de brigade Ernest Petit a écrit au général de corps d'armée Fedor Falaleev, commandant de l'état-major aérien de l'Armée rouge : "A l'occasion de la fin de la période d'entraînement et de recyclage de l'escadrille "Normandie", j'ai l'honneur de vous apporter mes remerciements pour l'amicale compréhension et la cordiale réception avec laquelle les pilotes français ont été reçus par le commandement et les pilotes soviétiques à Ivanovo (...). C'est pourquoi ils se sont préparés à combattre dans les meilleures conditions et sont impatients de rivaliser avec leurs camarades soviétiques en matière de dextérité et d'héroïsme dans la bataille contre notre ennemi commun.
Du 19 au 21 mars 1943, le général de brigade Ernest Petit, chef de la mission militaire du cuirassé français, ainsi que le colonel Stepan Levandovitch du commandement des forces aériennes de l'Armée rouge, inspectent l'état de préparation au combat de l'escadron de chasse de "Normandie".

"Vérifié: vol en groupe, voltige, combat aérien et tir de coque. L'escadron a fait preuve d'un excellent état de préparation dans tous les éléments susmentionnés et, en termes de performances au combat et de moral, il est prêt à être envoyé au front", peut-on lire dans le rapport d'inspection.
au 15 janvier 1943
Lettre du 17 mars 1943 du général de brigade Ernest Petit, chef de la mission militaire des cuirassés français
(traduit du français)
Afin de leur permettre de réaliser au plus tôt ce désir légitime, je vous recommande vivement de prendre les mesures nécessaires pour que l'inspection de l'escadron, précédant son envoi au front, soit effectuée dans les meilleurs délais.
Rapport d'inspection de l'état de préparation opérationnelle de l'escadron de chasse français de "Normandie"
du 5 au 10 janvier 1943
En ce jour tragique du 13 avril 1943, six escadrons de Yak-1 ont livré un combat inégal contre neuf chasseurs allemands. Trois avions ennemis ont été abattus, mais les pilotes français ont subi des pertes. Outre Poznanskiy, le Senior Lieutenant Remo Deerville et le Junior Lieutenant Marcel Bisien ne sont pas revenus de leur mission de combat.
du 21 mars 1943
LE TRAVAIL DE COMBAT DES ASSASSINS FRANÇAIS
Le 22 mars 1943, après avoir maîtrisé l'équipement et le programme d'entraînement au vol, l'escadron est envoyé sur le front occidental, où il fait partie de la 303ème Division des avions de chasse. Le 5 avril, les pilotes français ont pris part à leur première bataille. Pendant la guerre, les pilotes de l'escadron (et plus tard du régiment "Normandie-Niémen") ont effectué plus de cinq mille sorties. En 869 batailles aériennes, ils ont abattu 273 avions ennemis.
Télégramme du commandant de l'escadron de "Normandie" daté du 6 avril 1943
Ce rapport relate la première escarmouche aérienne de l'escadron avec des chasseurs allemands nazis. Le 5 avril 1943, en escortant des bombardiers soviétiques, le Senior Lieutenant Albert Preciosi et le Junior Lieutenant Albert Durand se sont engagés dans un combat. Ils abattent un Focke-Wulf 190 et en abattent un second qui, englouti par les flammes, repart en diminuant son altitude.
Arrivé sur le front, l'escadron de "Normandie" est chargé d'escorter les bombardiers soviétiques et d'intercepter les avions de reconnaissance allemands. Avant de commencer les opérations de combat, les pilotes ont effectué un certain nombre d'activités pour se familiariser avec la zone des opérations à venir : "Un total de 64 vols de familiarisation et d'entraînement ont été effectués (durée de vol 42h 35m)".

Comme indiqué, "la qualité de la couverture des bombardiers par les pilotes de l'escadron de "Normandie" est élevée. Pas une seule perte n'a été subie par les bombardiers qu'ils escortaient. Afin d'intercepter les avions de reconnaissance, "deux chasseurs sont en service quotidien sur l'aérodrome de Muyuvnino.

Sept sorties ont été effectuées sur les signaux du système d'alerte et de communication aéroporté, mais sans résultat, les cibles étant des avions de reconnaissance simples passant à haute altitude". "La technique de pilotage en général est excellente (...). Le moral est élevé. L'envie d'aller au combat, la recherche de la rencontre avec l'ennemi et, enfin, la persévérance et l'habileté dans la conduite du combat se manifestent au quotidien".
Rapport sommaire du chef d'état-major
Voici une liste, en russe et en français, du personnel de l'escadron. Il contient 69 militaires.
Selon ce document, à la mi-juin 1943, les pilotes de l'escadron avaient abattu 12 avions ennemis (cinq avions de reconnaissance et sept chasseurs).
de la 204ème division d'aviation de bombardement sur les opérations de combat de l'escadron de chasseurs de Normandie du 9 avril 1943
Liste du personnel de l'escadron de "Normandie"
à partir du 13 juin 1943
Liste des types d'avions ennemis abattus par les pilotes de l'escadron de "Normandie"
datée du 18 juin 1943
Rapports de combat
Informations du département des opérations du quartier général des forces aériennes de l'Armée rouge sur les opérations de combat de l'escadron aérien de "Normandie"
du 1er avril au 1er mai 1943
Rapport de combat du quartier général de l'escadron de "Normandie" n° 20
du 6 mai 1943
Rapport de combat de l'escadron de "Normandie" n° 21
du 7 mai 1943
Rapport au chef du département des importations de l'armée de l'air de l'Armée rouge daté
du 18 juillet 1943
LA FORMATION DU RÉGIMENT
Au cours de l'été 1943, les travaux d'agrandissement de l'escadron ont commencé. En février de 1944, l'escadron formait la base du 1er Régiment indépendant de chasseurs "Normandie".

À la demande de la partie française, l'ensemble du personnel technique de l'unité militaire a été remplacé par des spécialistes soviétiques.
Le rapport du commandant des forces aériennes de l'Armée rouge, le maréchal de l'air Alexander Novikov
Le maréchal de l'air Alexander Novikov, commandant des forces aériennes de l'Armée rouge, fait rapport au commandant en chef Joseph Staline : "Le général Petit, chef de la mission militaire française en URSS, a soulevé avec moi, au nom de de Gaulle, la question du déploiement de leur escadron "Normandie" en une unité séparée (régiment) de 4-5 escadrons. Leur demande est motivée par le fait que la situation du personnel navigant de l'armée de l'air française au combat s'est grandement améliorée et qu'ils ont maintenant la pleine capacité de déployer l'escadron "Normandie" dans l'unité d'aviation. En outre, ils supposent que cette unité constituera le noyau de la future force aérienne française (...). Veuillez fournir vos instructions pour une réponse appropriée au Général Petit".
Le représentant de l'état-major de l'Armée de l'air de l'Armée rouge, le général de division de l'Armée de l'air Stepan Levandovitch, écrit au commandant Albert Mirles, chef par intérim de la Mission militaire de la France combattante: "J'ai l'honneur de répondre à votre lettre n° 82 du 20 mai 1943 concernant l'élargissement de l'escadron "Normandie", que le commandant a décidé d'élargir l'escadron "Normandie" en un régiment de trois escadrons de 10 avions chacun et deux avions de commandement (32 avions en tout) (...). La dotation en personnel de ce régiment serait mieux résolue lors d'une réunion spéciale".
La communication du représentant de l'état-major aérien de l'Armée rouge, le général de division aérienne Stepan Levandovitch
Ce projet a été préparé par le lieutenant supérieur G.Kunin (qui sera plus tard un officier de communication du quartier général du régiment de chasseurs "Normandie"). Le document présente la structure du futur régiment, composé de deux escadrons, dont le nombre doit être porté à trois sans modifier l'organisation générale. Il tient également compte de la volonté du commandement français de rappeler tous les techniciens français en France et de les remplacer par des spécialistes soviétiques.
le 4 juin 1943
Le projet d'organisation du Régiment de Normandie
du 13 juin 1943
du 26 mai 1943
LE RÉGIMENT "NORMANDIE-NIÉMEN"
Le rapport sur la visite du 1er Régiment de Chasseurs de "Normandie" par le Chef de la Mission Militaire de la France combattante
Les 12 et 13 octobre 1943, le général de brigade Ernest Petit, chef de la Mission Militaire de "la France combattante", visite le régiment de chasseurs. L'avion avec la délégation du commandant français était escorté par des chasseurs de la "Normandie". Après l'atterrissage, "le général Petit a eu une discussion avec le commandant du régiment et les pilotes sur l'aérodrome, car le régiment était en alerte et il était impossible de laisser les avions. Pendant le séjour d'une heure et demie du général Petit sur l'aérodrome, huit avions du régiment se sont rendus deux fois au front pour des missions de combat". Après avoir quitté l'aérodrome, le général de brigade Ernest Petit a inspecté l'unité militaire.
En juillet 1944, lors de l'opération stratégique offensive "Bagration", la 1ère Armée de l'air, dans laquelle opérait le régiment de chasseurs séparé "Normandie", a apporté un soutien considérable aux unités de l'Armée rouge lors de la traversée du fleuve Niémen.

Pour les services et le courage dont ont fait preuve les pilotes français dans ces batailles, le régiment a reçu, par ordre du commandant en chef suprême, le titre honorifique "de Neman". Depuis lors, cette unité aérienne est connue sous le nom de régiment "Normandie-Niémen".
L'ordre du Haut Commandement suprême n° 0384
Le 20 juin 1945, les pilotes français sont rentrés dans leur pays à bord de 41 avions de combat Yak-3 offerts par l'Union soviétique. Le document rend compte de l'adieu et du départ solennel des pilotes.
Avec eux ont volé des spécialistes soviétiques :
du 28 novembre 1944
Le rapport du colonel général Nikolaï Сhimanov, membre du Conseil militaire des forces aériennes de l'Armée rouge
18 juin 1945
les 12-13 octobre 1943
"Pendant son séjour au régiment de Normandie, le général Petit s'est longuement entretenu avec le commandant du régiment et les pilotes. Il a été présenté à l'ingénieur soviétique du régiment, le lieutenant Agazelian, un technicien supérieur des Gardes, sur le travail duquel le commandant du régiment, le major Pouyad, a fait des commentaires très flatteurs. Le général Petit a informé les pilotes de la situation politique et militaire de "la France libre", leur a lu les derniers ordres de l'armée de l'air française et a lu l'ordre d'attribution des grades réguliers à cinq pilotes du régiment. Le général Petit a donné aux pilotes une liste des nouvelles recrues, parmi lesquelles les pilotes ont reconnu plusieurs de leurs camarades".
"Pour servir le régiment "Normandie" et former les Français, 29 ingénieurs de la 303e division de chasseurs ont été envoyés en France dans des C-47. Chacun des camarades envoyés est instruit, contrôlé et formé pour le travail".
En France, les pilotes du régiment "Normandie-Niémen".ont utilisé des chasseurs Yak-3 jusqu'en 1947.
ILS SONT DEVENUS DES HÉROS DE L'UNION SOVIÉTIQUE
Marcel Albert
L'extrait du document d'attribution :"Participant à la Grande Guerre Patriotique depuis le 15 mars 1943. Pendant cette période, il a effectué personnellement 188 sorties (...). Lors de ses missions de combat, il a pris part à 55 batailles aériennes au cours desquelles il a personnellement abattu 21 avions et en a tué un. Sur le nombre total de 21 avions abattus et un tué : bombardiers - 10, chasseurs - 12 (...). En travaillant comme commandant d'escadron depuis mars 1943, il a réussi à préparer parfaitement les pilotes de l'escadron au travail de combat. Sous son commandement, il a effectué 668 sorties et abattu 77 avions ennemis.
Le héros de l'Union Soviétique
Les pilotes français ont reçu de hautes récompenses pour leurs compétences exceptionnelles au combat, leur courage et leur héroïsme dans les combats. Ainsi, 83 pilotes ont reçu des ordres soviétiques, et quatre ont reçu le titre de "Héros de l'Union soviétique".
le lieutenant supérieur
Les pertes de l'escadron pendant cette période s'élèvent à deux équipages de vol. L'escadron commandé par le lieutenant supérieur Albert est le plus important du régiment. Dans son travail personnel de combat, il s'est révélé être un chasseur aérien courageux, brave et vaillant et sert d'exemple à tout le personnel volant du régiment".
Roland de la Poip
L'extrait du document d'attribution: "Au cours de l'exécution des tâches de combat, il a effectué 46 batailles aériennes, au cours desquelles il a abattu personnellement 16 avions ennemis, a tué cinq avions ennemis. Sur les 16 avions abattus : bombardiers - cinq, éclaireurs - deux, chasseurs - neuf ; sur les cinq avions tués : éclaireurs - un, bombardiers - un, chasseurs - trois (...). En tant que commandant de l'unité de vol, il dirige habilement les actions des pilotes dans l'exécution des missions de combat et est un modèle de courage et de bravoure dans le combat aérien.
Dans toutes les batailles aériennes menées, il n'a infligé aucune perte aux pilotes de sa section. Pendant cette période, l'unité a effectué 289 sorties et abattu 37 avions ennemis. Dans son travail personnel de combat, il s'est révélé être un combattant courageux et un exemple pour tous les pilotes".
le lieutenant supérieur
Le héros de l'Union Soviétique
Jacques André
L'extrait du document d'attribution: "Participant à la Grande Guerre Patriotique depuis le 25 décembre 1943. Au cours de cette période, il a personnellement effectué 113 sorties de combat réussies. (...). Au cours de ses missions de combat, il a mené avec succès 19 batailles aériennes au cours desquelles il a abattu 14 avions ennemis personnellement, deux en groupe et a tué trois avions ennemis. Sur un total de 16 avions abattus et trois tués : 15 chasseurs WF-190 et quatre bombardiers (...) Combinant habilement le calcul froid, la manœuvre habile et le tir précis, il entrait courageusement dans la bataille avec les forces supérieures de l'ennemi et gagnait toujours.
Arrivé au régiment actif, il perfectionnait chaque jour ses compétences de combat et à la fin de la défaite du groupement de l'ennemi de Prusse orientale, il était devenu un aviateur mature - le maître de l'air (...). Dans les batailles aériennes, il a fait preuve d'une excellente maîtrise de l'avion et d'une habileté de combattant. Courageux, résolu et brave au combat".
le sous-lieutenant
Le héros de l'Union Soviétique
Marcel Lefevre
L'extrait du document d'attribution: "Sur le front germano-soviétique, il a effectué 105 sorties de combat et a participé à 30 batailles aériennes. Dans les batailles aériennes, il a abattu 10 avions ennemis personnellement, a abattu un avion ennemi à deux et a tué deux avions ennemis (...). Le lieutenant supérieur Lefevre est un excellent pilote instructeur: pendant l'hiver 1943-1944, lors de la reformation de l'escadron en régiment, il forme 18 pilotes français qui viennent d'arriver d'Afrique du Nord et d'Angleterre sur Yak-9 (...). Lefevre était un excellent commandant au caractère bien trempé, un pilote intrépide et compétent, un professeur compétent et un grand camarade. Il aimait et respectait beaucoup les pilotes soviétiques.
Maîtrisant rapidement la langue russe, il a appris à comprendre, à aimer et à respecter les grandes réalisations du peuple soviétique. Cela s'est reflété à plusieurs reprises dans ses discours passionnés lors de rassemblements de jeunes antifascistes (...). Le lieutenant supérieur Marcel Lefer est mort le 05.06.1944 des suites de brûlures qu'il a reçues lors de l'atterrissage après une mission de combat".
le lieutenant supérieur
Le héros de l'Union Soviétique (à titre posthume)